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Toilettes autonomes et bungalow pour hôpitaux

ALLOMAT joue sa carte face à la crise sanitaire du COVID-19

Merci pour cet article de Félicie Geslin publié le 22/04/2020 sur le site des Cahiers Techniques du Bâtiment.

Version originale disponible à l'adresse suivante : https://www.cahiers-techniques-batiment.fr/article/allomat-joue-sa-carte-face-a-la-crise-sanitaire.45116

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Malgré une activité au ralenti, l’entreprise Allomat, spécialiste du modulaire, se prépare à répondre aux besoins que le déconfinement pourrait susciter.

« Dernièrement, nous avons fourni des bungalows pour les hôpitaux d’Étampes (91), de Longjumeau (91) et de Dourdan (94) afin d’offrir des salles de consultation complémentaires et éviter que le public ne pénètre dans les espaces hospitaliers proprement dits, indique Pierre Bruneau, P-DG de l’entreprise Allomat. Nous avons également équipé de toilettes autonomes destinées aux patients la clinique du Millénaire à Montpellier (34) (photo ci-dessous). Par ailleurs, et faisant probablement suite à l’allocution présidentielle du 13 avril, nous avons enregistré de premières demandes émanant d’Ehpad, en vue de proposer des espaces de rencontre provisoires pour les familles en-dehors des établissements. »

Modules bungalow pour un hôpital

L’offre locative d’Allomat, traditionnellement destinée aux chantiers du BTP, à l’industrie, aux services et dans une moindre mesure à l’événementiel, s’adapte ainsi aux besoins de la crise sanitaire. Dans les semaines à venir, « elle pourra également accompagner le redémarrage des chantiers, notamment pour ce qui concerne les blocs sanitaires munis de lave-mains, qui permettront de se conformer aux préconisations du guide de l’OPPBTP », poursuit Pierre Bruneau, qui dit sentir poindre la reprise depuis cette publication « très attendue par la profession ».

Opportunités et responsabilités

Plus largement, d’ici le 11 mai, la réouverture des établissements scolaires pourrait générer des besoins de classes supplémentaires, voire de salles de restauration. Une demande à laquelle la gamme Euromodules de la société, composée de modules sur-mesure fabriqués en Lorraine, sera à même de répondre, même si la production ne reprendra que progressivement.

« La région a été très touchée par la crise sanitaire, et après un mois d’arrêt, nous avons relancé l’activité à partir du 20 avril. Cette reprise est partielle, avec un quart seulement de nos effectifs pour pouvoir respecter les mesures barrières et aussi en raison du manque d’approvisionnement - nos fournisseurs italiens de panneaux et menuiseries étant à l’arrêt. »

Pour autant, Pierre Bruneau ne considère pas son entreprise comme sinistrée. Car si les trois quarts de sa flotte (modules, conteneurs et sanitaires autonomes) sont actuellement immobilisés et sans rotation du fait de la fermeture des chantiers, « la mobilisation des adhérents de l’Acim (Acteurs de la construction industrialisée et modulaire) a permis de faire valoir que les loyers restaient dus ». La perte de chiffre d’affaires se situe plutôt au niveau des activités de transport, démontage et entretien des blocs. « Concrètement, si nous n’assurons plus les vidanges de nos toilettes autonomes, nous ne pouvons plus facturer ces prestations, la location des toilettes elles-mêmes restant due ».

En termes de maintenance de son parc, l’entreprise, qui n’a pas encore été confrontée à des retours depuis l’annonce du confinement, doit dès à présent envisager les modalités pratiques de la désinfection des blocs. « Cela suppose d’une part d’évaluer la persistance du virus sur les matériaux concernés et d’autre part, de déterminer commercialement qui, du loueur ou du client, doit être responsable de cette prestation d’entretien spécifique au contexte sanitaire actuel. »